vendredi 29 juin 2012

Le Maidan change de couleur


La mousson a redonné de l'éclat à mon endroit préféré!


Le Maidan dans toute sa splendeur




Les couleurs de la végétation ont radicalement changé depuis la dernière quinzaine pendant laquelle les averses ont parsemé les journées. Les photos que j'avais prises pendant l'été ici montraient une atmosphère rouge de poussière mais aujourd'hui la physionomie de la ville a complètement changé.

Le Maidan est en cours de réparation. Des apports de terre fraîche ont été réalisés là où le terrain était usé par les cricketeurs, les bats et les balles. Des semis de gazon ont été faits et femmes et hommes profitent de la fraîcheur pour s'assoir ensemble et bavarder. (Voir au fond de l'image).

lundi 11 juin 2012

Les malheur des uns...

Ce pauvre rat a succombé aux fortes pluies de la nuit mais il a fait un heureux !


J'ai rencontré d'autres cadavres de rats en me promenant ce jour là mais les autres corbeaux avaient sans doute autre d'autres chats (!) à fouetter !

dimanche 10 juin 2012

Ca y est, le ciel s’est ouvert


Déjà depuis quelques jours mes collègues me prévenaient que le Monsoon arrivait bientôt. Je pensais qu’ils allaient être de mauvaise humeur et déprimés. Mais non, mais non. Tout le monde ici attend la saison des pluies avec grande impatience et ils sont heureux de pouvoir marcher dehors et être trempés. Tout le monde affiche un grand sourire !

Un des gardiens de nuit ravi de la fraîcheur procurée par la pluie

C’était le 8 juin de bon matin ! Des trombes d’eau qui sont tombées pendant une bonne dizaine de minutes et ce n’est que le début. Pour l’instant le rythme se situe à une ou deux averses par jour mais petit à petit la Mousson s’installera en régime de croisière : des trombes d’eau toute la journée. On me dit qu’ici à Mumbai la Mousson est l’une des plus fortes de l’Inde. La ville est une péninsule, et lors de la marée haute l’eau de pluie ne peut pas s’évacuer.

Les vendeurs de parapluie et de sandales en plastique sont arrivés, les vendeurs de coin de rue ont installé de grands parapluies pour protéger leurs précieuses denrées. Tout le monde est prêt.

Je me demande comment les filles vont faire pour éviter l’effet T-shirt mouillé. En tous cas, les garçons s’en fichent !


Voir la vidéo :

lundi 4 juin 2012

Les copains du Maidan

Je vous l'avais déjà dit, mon endroit préféré près de chez moi, est le Maidan. J'aime bien y faire un saut le dimanche matin ou alors sur mon trajet pour aller au travail, mais là, forcément j'ai moins le temps de flâner. Chaque fois que je m'y rends, je me fais des amis !  Une femme et en plus Gori (Gori = blanche) ne passe pas inaperçu, mais c'est vrai que l'appareil photo est un bon outil de communication ! Aujourd'hui c'est l'équipe de Ramanoj qui m'a demandé de les photographier. C'est souvent que je suis invitée à  poser à côté de quelqu'un que je ne connais pas, comme si j'étais sa petite amie ! Je le fais avec plaisir et ça créé des liens !

Voici mes nouveaux copains



dimanche 3 juin 2012

Que du bla bla

La pudeur indienne !
Dans les rues les amoureux sont nombreux, mais jamais oh jamais ils ne s'embrassent. A peine s'ils se tiennent la main.... Les films à la télé, que je m'obstine à regarder pour apprendre le hindi, sont tout aussi pudiques. L'autre soir j'ai cru pouvoir enfin voir un couple s'embrasser avec l'attirail complet du contenu de la bouche, mais hélas..... non ! "Il" l'a embrassée à côté de l'endroit stratégique mais à juste à la dernière fraction de seconde de sorte à garder le suspens... Ainsi "il" a pu garder son image d'homme galant jusqu'au bout et elle est restée pure.



Lorsque l'on croit que quelque chose d'irrémédiable va se passer, un clip avec les amoureux et des dizaines de danseurs est inséré dans le film. En général le décor est un paysage sublime de la nature indienne dans lequel les amoureux exécutent danses et chants (sans être essoufflés) dans des costumes tout aussi colorés qu'élégants. Ensuite l'action revient à la scène précédente et tout le monde sauf moi, a oublié qu'ils avaient failli fauter !!!



Des costumes et décors stupéfiants

Les amoureux ne sont jamais seuls... ils sont en général chaperonnés par danseurs et danseuses
Je prévois d'aller au cinéma voir une séance Bollywood grand écran. Il paraît qu'il y de l'ambiance dans les salles ! Je vous raconterai, promis..

mercredi 30 mai 2012

Shyam, le retour

Shyam est rentré du Bihar (Inde du Nord) où il s'est marié avec Ranju, choisie par son père.




J'ai rencontré Shyam lors de mon deuxième séjour en Inde. Il m'avait été alors présenté comme mon "servant" en English. En français ça donne, euh... Mon serviteur ? Mon domestique ? Mon esclave ? Non quand même pas ! Il est payé, nourri, blanchi, logé par mon employeur (voir l'article sur Shrichand). On m'a demandé si j'en avais besoin la nuit.  J'ai trouvé qu'il était un peu jeune et ai répondu que non ! Blague à part, j'aurais pu exiger qu'il reste dans mon appartement toute la nuit au cas où j'aie une petite soif ou un creux.

Shyam est parti de la maison à l'âge de 15 ans pour travailler comme domestique à Mumbai. Son père est chauffeur ;  je ne sais pas ce qu'il conduit... taxi, bus, camion, voiture, mais il dépense tout ce qu'il gagne, voire plus. La mère de Shyam reste dans le village avec ses 3 autres enfants. Finalement le salaire de Shyam fait vivre toute la famille au Bihar. A 18 ans il est chef de famille.

Shyam retourne dans son pays natal une fois par an pour y retrouver sa famille. Il lui faut trois jours de train. Cette fois ci à son retour il a épousé Ranju, 15 ans. Il ne l'avait jamais vue et n'est pas amoureux. Ranju habite maintenant dans la maison familiale. Shyam a une bouche de plus à nourrir !

Il m'a confié qu'il était amoureux d'une jeune amie d'enfance et qu'il ne voulait se marier qu'avec elle. Ils sont tous les deux inconsolables. Ca fait de la peine. Mais, en Europe...avons nous des leçons à donner sur le mariage, la vie de couple, l'amour ?  Eternel ?Je vous posterai plus d'infos sur les amours de Shyam et sur ses nouvelles responsabilités, mais surtout les photos de son mariage !

dimanche 20 mai 2012

Le menu du jour

Juste une petite anecdote, sans la vraie photo malheureusement.

Taxis et voitures : ici à Mumbai la plaque commence par MH ce qui veut dire Maharashtra, c'est l'Etat dans lequel se trouve Mumbai.


Je vois de temps en temps des chats (voir article début mars sur les animaux), forcément très maigres comme tous les êtres qui vivent dans la rue.
Je me suis demandée ce qui pourraient bien manger les chats dans une ville comme Mumbai et j'ai trouvé une partie de la réponse.....

Ils lèchent les plaques d'immatriculation des voitures pour décoller les moustiques écrasés  !!

Bisous en attendant les prochaines nouvelles !

mardi 15 mai 2012

Les chantiers

A Mumbai, il y a des travaux partout : sur les façades des maisons, les nombreux murets qui séparent les maisons du trottoir, les trottoirs, les chaussées. Les ouvriers travaillent à toutes heures et tous les jours (un peu moins le dimanche). 

Peut être se préparent-ils à la saison des pluies qui arrive dans un mois et demi ? Les trombes d'eau qui se déversent sur la ville freinent tous les travaux d'extérieur.

Ce chantier se déroule juste à côté de chez moi, à l'angle de la rue dans laquelle j'habite et celle qui longe une des faces de la gare de Churchgate. 


Panneau de chantier  à côté de "ma" maison : différent qu'en Europe mais ça a son charme !
D'autres chantiers :
Les travaux à l'extérieur des maisons se font avec des échaffaudages en bambou et de la ficelle...

Sur cette façade, tout en haut vous verrez un ouvrier .......


Le voilà, sans protection, en tongs et au 6 ème étage !
Que diraient les  instances européennes sur la sécurité au travail ? 

Un chantier de trottoir : ici les sacs de gravats font rage. On voit rarement de piles de sable ou de gravier mais on voit souvent des ouvriers porter des sacs comme ceux ci, d'un endroit à un autre.

Dimanche dernier, pose de pavés dans la rue de la synagogue que vous voyez à  gauche (bâtiment bleu)

samedi 5 mai 2012

C'est la bagarre !!


Elle a l'air mignonne n'est ce pas ?
Vous connaissez ma nature paisible et mon amour pour les créatures vivantes ? Eh bien... vous ne me reconnaîtriez plus ! Ma lutte quotidienne se dirige contre les insectes indésirables : moustiques et cafards. Les températures et le taux d'humidité (80 %) sont des conditions idéales pour la prolifération de ces insectes crées sans doute par un être suprême pour faire partie d'une chaîne alimentaire dont je n'ai bien franchement plus rien à faire ! Je ne tiens plus à faire l'objet de leur repas du soir (pour les moustiques), ni qu'ils piquent  dans mon assiette mon repas à moi (pour les caphards)....

Après avoir vivement encouragé un joli (hum...) cafard à prendre la porte de sortie pour se diriger dans le hall de l'immeuble - ce qui m'a pris un bon quart d'heure, j'ai décidé qu'il fallait prendre des mesures draconiennes. Je suis devenue, eh oui, une meurtrière ! Hier soir la lutte s'est dirigée contre une mère de famille (les cafards sont toutes des mères de familles nombreuses... elles ne savent pas ce qu'est le planning familial, et n'hésitent pas à mettre bas des petits dont elles se désintéressent aussitôt et qui sont laissés à leur triste sort dès le plus jeune âge). La pauvre a montré une ténacité redoutable mais ma cruauté l'a égalée... Elle croyait être en lieu sûr derrière le lavabo, mais non ! Mon regard bien entraîné après deux mois de harcèlement, a repérée sa forme ovale et sa couleur roux translucide. A partir de ce moment là, ma virulence s'est déchaînée et n'a connu aucun répit jusqu'à la fin de la pauvre mère. La bagarre a été rude et je ne m'en suis pas sortie indemne émotionellement. Heureusement, je peux me confier à vous pour expier mes fautes.
Paix à son âme

Pour ce qui est des moustiques, je me suis laissée piquer pendant le premier mois, gentiment, sans me plaindre. Mais quand le verre est plein, il n'est pas à moitié vide et les moustiques (encore des femelles) ne savent pas ce qu'elles risquent lorsqu'elles entrent dans ma chambre. J'ai la technique ! Pour trouver un moustique dans une pièce, ne levez pas les yeux pour regarder en haut. Scrutez plutôt près du sol. Elles pensent être à l'abri ! Une gifle pour la faire atterrir sur le sol et le pied, même nu, finit le travail....

Je suis contente de l'avoir eue celle là.... !

Voilà chers amis, ce qu'est devenue votre amie paisible et amoureuse de la nature... Priez pour moi, s'il vous plaît !

Quelques liens :
La météo à Mumbai demain (tiens il fera moins chaud....)
http://fr.weather.com/weather/tomorrow-Bombay-INXX0026

Les cafards :
http://fr.wikipedia.org/wiki/Cafards

Les moustiques :
http://fr.wikipedia.org/wiki/Culicidae

mardi 1 mai 2012

Les hommes au foyer

La vie sociale en Inde est organisée très différemment par rapport à l'Europe....  Je vous ai présenté Sri Chan ?


Shri Chand

Il s'agit d'un homme à l'âge indéfinissable qui vient d'une des régions les plus pauvres de l'Inde, le Bihar. Comme beaucoup de Bihari, il est venu à Mumbai pour gagner sa vie et soutenir sa famille restée là bas. Il travaille dans la maisonnée dans laquelle j'habite* et est responsable de ma logistique quotidienne en attenant le retour de Shyam (parti se marier dans son Bihar natal). Sri Chan se charge des courses, de la cuisine, du ménage, de la lessive et du repassage. Il s'occupe aussi de préparer mon 'tiffin', petit pique nique livré au bureau à l'heure du repas.  Pendant que je vais travailler, il s'occupe de mon chez moi et de mon bien-être à mon retour du bureau. Il est très attachant et très gentil avec moi. Il fait sans cesse de nouveaux plats toujours très innovateurs, et samedi soir, me prépare des Sev Puri car il sait que c'est mon snack préféré !

La différence avec une femme au foyer ? Sri Chan est payé (environ 70 euros par mois) et ne dort pas dans un lit conjugal mais par terre dans la cuisine.... Il est en revanche nourri, logé, blanchi comme la plupart des femmes au foyer...


Sev Puri

Mmmmm ... Sev Puri ! Ce sont de petits snacks avec un base croustillante garnie d'échalottes et de tomates coupées en petits morceaux ainsi qu d'une pâte verte épicée (piment, coriandre, menthe). Le dessus est saupoudré de... chais pas... de petites brindilles croustillantes aussi. Tout simple mais un vrai régal !


La plaque de la maison Agarwal
"Mon" portail est à gauche
Voilà l'entrée de la maison
* La maison Agarwal est un petit immeuble de 7 étages avec de nombreux appartements. La plupart d'entre eux sont occupés par les membres de la famille de mon employeur, certains autres sont loués à des particuliers. Pour ma part, je suis logée dans un appartement au rez de chaussée.

jeudi 26 avril 2012

Je n'ai pas fini d'en parler...

Et oui, le cricket, le cricket et encore le cricket !
J'ai eu des billets pour un match Mumbai Indians contre les Rajhastan Royals au stade juste à côté de chez moi. Je m'y suis rendue avec Neha, Anu et Sonal qui n'avaient jamais assisté à un match de tournoi.

Quelle excitation, quelle ferveur ! Nous avons joué les supporters à donf : T shirts, petits drapeaux et sourires jusqu'aux oreilles. Le stade était rempli à craquer de supporters pour l'équipe locale, les Mumbai Indians, et ouf "nous" avons gagné ! Je peux vous garantir que ce n'est pas le jeu des pros qui a été la raison du succès, mais essentiellement le travail (oui, c'est un vrai travail) des supporters. A chaque occasion l'ensemble du stade se lève, brandit les drapeaux, chante, scande, danse, crie jusqu'à la victoire (et l'épuisement) ! Les supporters des Rajhastan Royals devaient se sentir bien seuls !

Anu et Cathy

Sonal et Anu

Neha, Sonal et Anu


 Tout est permis


Mmmm craquant M. Hogg


A la sortie du stade, de pauvres gens, mais néanmoins agressifs et voleurs, tentent de récupérer les drapeaux pour les revendre. Ils les demandent à peine gentiment et essaient de les arracher des mains si la réponse est négative. J'ai réussi à garder le mien. Il est accroché dans ma chambre en guise de souvenir d'une belle soirée couleur locale.

On ne sucre pas les fraises

Ahhhh les fruits !!!

Quelle variété ! Pommes, poires, petites bananes mignonnes et savoureuses, chotki, chotka ? choukti ? Mince je ne le rappelle plus du nom ! Un petit fruit rond à la chair sucrée et molle. Mangues délicieusement mures que l'on mange soit coupées en cubes, soit dans une boisson mixée glacée. Mmmm !

Et il y a des fraises... mais c'est du luxe. Ici, pas de vrac en barquettes plastok, mais bien rangées dans des emballages en carton. Ici on les appelle les chtoberrrrrry (bien rouler les nombreux 'r'). Dédicace spéciale pour Henri et Sean !






mercredi 25 avril 2012

Une rencontre surprenante

Vous connaissez ma passion pour la nature, les animaux, la flore... eh bien, j'ai été gâtée un jour en allant au travail à pied ! Ce personnage étrange venu d'une autre époque a réussi à me redonner le sourire que j'avais perdu depuis quelques jours (eh oui, il fallait s'y attendre à un petit blues passager).

Entouré de piétons, de voitures de toutes les tailles, de toutes les couleurs, de toutes parts, ce reptile incroyable doit être de la famille des iguanes. Il a une crête sur la tête et un avant corps musclé, l'oeil vif et   les mouvements calculés mais rapides quand il s'est senti guetté. Je me suis arrêtée pour mieux le voir et ai réussi une photo pour vous !


J'espère que la taille de l'image vous permettra de zoomer pour le voir de plus près !!
A bientôt pour d'autres nouvelles sur mes concitoyens mumbaiens !

mercredi 18 avril 2012

Ma chambre, un emplacement stratégique

Mon appartement est situé à l'angle du rez de chaussée d'un immeuble de 6 étages entouré d'une circulation bétonnée suffisamment large pour y garer les voitures des habitants (hum... les propriétaires) et pour circuler à une voiture. Un robinet d'eau dédié aux employés, chauffeurs, ouvriers, domestiques, se trouve juste à côté de la fenêtre de ma chambre. Malheureusement pour moi, c'est aussi l'endroit où le personnel, très locace dans ce registre, se délecte à cracher. Il s'agit d'un geste très hygiénique ici en Inde et peut être devrions nous revenir à cette pratique qui permet d'expulser toutes les impuretés accumulées pendant la nuit. Ainsi chaque matin, mon réveil est assorti de toutes sortes d'éructations, de raclages de gorge, de râles et d'expulsions, parfois extrêmement drôles. Je me suis demandée si de savoir que j'entends toute leur intimité, ils changeraient leurs pratiques !! Je suis sure que vous comprendrez qu'en guise d'illustration, je me limite au robinet .... Mais ce sera pour ce soir quand les opérations matinales seront terminées !!!

dimanche 8 avril 2012

Le Maidan, un de mes endroits préférés


J'adore cet endroit !

Il s'agit d'un grand espace ouvert entouré de "railings" ... euh en français ? barrières ? (voir l'image). Il est situé entre mon domicile et mon bureau et j'ai la chance de passer devant cet endroit magique tous les jours. Si je vais au travail à pied, c'est encore mieux ! Je le vois plus longtemps et de plus près. Sur un des côtés il est dominé par de vieux bâtiments coloniaux majestueux qui ont résisté à l'humidité, peut être parce qu'ils font partie de patrimoine que les autorités locales entretiennent. Là, chaque matin, des dizaines de joueurs de cricket sont déjà à pied d'oeuvre. Plusieurs équipes s'entraînent et les passants s'arrêtent sur leur trajet de travail pour suivre les In et les Out*. Dès la nuit tombée, le parc se vide et les rues s'emplissent des sportifs avec battes, wickets et balles à la main. Chaque dimanche, c'est le rendez vous de tous les garçons du quartier (et sans doute d'ailleurs). De grandes tentes sont installées sur le pourtour pour protéger les juges du soleil. Des vendeurs de citronnades, de cornets de cacahuètes, de chai (thé sucré au lait) et de toutes sortes d'autres variétés de "street food" s'installent autour pour faire leur ventes de la semaine. Un endroit de vie fabuleux, que ce soit en semaine ou le dimanche.

Aujourd'hui, dimanche de Pâques, j'y suis entrée (à l'intérieur des barrières) pour regarder les nombreux matches de cricket qui s'y déroulaient. J'étais la seule femme, et la seule blanche !

J'ai fait quelques photos pour essayer de montrer l'ambiance et ai été sollicitée pour prendre des joueurs en photo. Comme toujours, la photo permet de créer des contacts et ici il est facile de parler avec les gens. Ils sont curieux de savoir d'où je viens, pour combien de temps je suis là... Lorsque je leur dis que je vis ici ils sont doublement gentils.




Ce bâtiment est un vestige de l'époque coloniale. Aujourd'hui c'est la cour de jusice.


Une allée centrale divise le parc en deux dans le sens de la largeur et permet d'accéder aux deux entrées situées sur chaque longueur. La traversée du parc par ce passage est presqu'aussi dangereuse que de traverser les routes. Les balles de cricket volent de toutes parts !



Les équipes s'installent à peine à quelques mètres les unes des autres et on ne sait pas comment ils s'y retrouvent entre eux ! Les "out" des équipes sont sur des espaces qui se chevauchent (puisque la balle peut aller aussi loin que le batteur "in" l'envoie). Bien sûr les wickets (les trois bâtons en bois surmontés d'un morceau horizontal) sont bien identifiés. Dans la photo ci dessus on voit trois jeux côte à côte (comptez les wickets) mais il y en a des dizaines sur l'ensemble du terrain.





Ah, ici, il y a un litige sur le point. Le batteur "in" a-t-il été mis "out" par l'équipe "out" ou non ? C'est un peu comme la pétanque... mais les discussions durent moins longtemps !


L'équipe de Prashad ((en vert), tout sourires !

Allez, bonne nuit, demain on est lundi !!!


* Règles du cricket dans l'article intitulé "Cricket as explained to foreigners".


lundi 2 avril 2012

Dédicace à Jean-Pierre


Jean-Pierre, tu crois que tu pourrais la retaper ?!

Cricket:as explained to a foreigner...

Voici les règles du cricket, certes un peu humouristiques. Ils oublient de parler de la batte, un détail.... !!

You have two sides, one out in the field and one in. Each man that's in the side that's in goes out, and when he's out he comes in and the next man goes in until he's out. When they are all out, the side that's out comes in and the side that's been in goes out and tries to get those coming in, out. Sometimes you get men still in and not out.
When a man goes out to go in, the men who are out try to get him out, and when he is out he goes in and the next man in goes out and goes in. There are two men called umpires who stay out all the time and they decide when the men who are in are out. When both sides have been in and all the men have been out, and both sides have been out twice after all the men have been in, including those who are not out, that is the end of the game.

Un jour je vous le traduirai !!

Plus sérieusement :

dimanche 1 avril 2012

Anniversaire de Corinne


Ahhh que j'aurais aimé y être en chair et en os....mais le rendez vous a été pris par skype et j'ai battu tous les records de durée en ligne ! Merci Corinne de m'avoir permis d'être avec toi et les amis cet après midi. J'ai trinqué à ta santé avec le verre de rosé ci dessus, mon premier verre depuis que je suis ici... On en trouve, mais ça ne vaut pas un bon petit verre de la Drôme Provençale de chez Laurent par exemple ! Le prix d'une bouteille ? 1/20 ième du salaire mensuel des secrétaires de l'entreprise où je travaille... Ca fait réflechir non ? BON ANNIVERSAIRE CORINNE !!!

vendredi 30 mars 2012

Ce matin, drame....


Anu est arrivée en retard au bureau*. La raison ? Un jeune garçon a été écrasé par un train. Les circonstances sont simples : le jeune garçon était dans le compartiment des hommes et sa mère dans celui des femmes. Il s'est penché un peu trop par les portes qui ne sont jamais fermées (il n'y en a peut être même pas d'ailleurs) et est tombé sur la voie. C'est un train arrivant sur la voie voisine qui l'a écrasé. Le conducteur de train a failli être lynché mais à mon avis il n'y pouvait pas grand chose. Ce genre d'accident arrive relativement souvent apparemment....

J'en saurai un peu plus ce soir lorsque j'ai le temps de parler avec Anu.
Allez, au boulot, ma pause déjeuner est terminée !!

* Son retard était de 10 minutes seulement, mais si elle arrive 2 fois en retard dans le mois elle n'est pas payé une demie journée, 3 fois et c'est une journée de salaire complète qui saute. Elle reste jusqu'à 19 h 30, 20 h 00 voire plus tous les soirs, mais malgré ça, pas de pitié !

mercredi 28 mars 2012

La surprise du dimanche : Sanjay Gandhi National Park


Je suis partie avec Thomas et Mandal, son chauffeur, en pensant aller faire des courses. . . Mais mon expression orale en Hindi n'est pas encore à la hauteur de mes ambitions. Mandal, lui, répond "oui" à toutes les questions que je lui pose. Ca donne
- "you know where to go, Mandal ?
- Yes
- We're going shopping ?
- Yes
- Is it far ?
- Yes"
Effectivement la route me paraissait longue.... Le parc se situe à l'extrême Nord de la ville, à deux heures de voiture !

Lorsque j'ai aperçu l'entrée majestueuse (!) du Parc National Sanjay Gandhi, j'ai appelé deux copines de travail pour avoir un peu d'aide dans les discussions (c'est un grand mot) avec Mandal. Ni une, ni deux, 15 minutes plus tard, elles étaient là avec nous, ravies de revisiter un lieu à proximité de leur domicile qu'elles n'avaient pas fréquenté depuis leurs sorties scolaires !
Nous n'avions pas prévu de pique-nique. Qu'à cela ne tienne ! Voici un aperçu des petits encas que l'on peut déguster sur place.


Il aurait fallu partir bien plus tôt pour profiter pleinement de cette excursion mais les quelques heures passées ensemble ont été une vraie partie de rigolade. Les singes sont en liberté (partout, partout, partout) et volent tout ce qu'ils peuvent attraper : appareils photos, fruits et snacks, bouteilles d'eau qu'ils s'empressent de boire.


Sonal et Anu, mes copines de bureau dans une des grottes des Kanheri caves


Qui peut me dire d'où vient cette écriture ? Il n'y a pas de panneaux pour expliquer le patrimoine... (JP : il y a peut être des renseignements dans le livre sur l'histoire de l'écriture que j'avais trouvé à la Bibliothèque Nationale de France ).



A part certains rescapés de cirques et zoos qui sont dans un enclos, les tigres aussi sont à l'état sauvage et en liberté. Heureusement, je n'ai pas de photos... Nous n'en avons pas vu mais depuis 4 ou 5 mois, 3 Mumbaiens ont été dévorés. Le parc est une jungle naturelle qui a été petit à petit encerclée par la ville. Les habitants des quartiers Nord sont une proie facile...

Sonal et Anu ont tenu à faire des photos de nous tous dans chaque combinaison possible et ce à chaque endroit marquant : à l'entrée des grottes, sur la cabane en bois, à côté de toutes les sculptures. Je vous ai fait grâce de toutes les photos...

J'y retournerai, c'est promis, mais un peu plus tôt, pour arriver avant l'heure du goûter des grands chats !

Le site officiel, mais bof... je mets quand même le lien :
http://www.sanjaygandhinationalpark.net/

dimanche 25 mars 2012

Heure d'été


En France, ce matin il est 8 h 00 au lieu de 7 h 00 ... et à Mumbai il est toujours 11 h 30. Nous avons une heure de moins dans le décalage horaire, donc ce sera plus facile de skyper et téléphoner.

Ici l'heure d'été n'existe pas et d'Est en Ouest du pays, l'heure est la même toute l'année.
L'Inde mesure 2 933 km d'est en ouest ce qui justifierait deux fuseaux horaires.
Du nord au sud le pays totalise 3 214 km et ses frontières terrestres mesurent 15 200 km, ses côtes 7 516,5 km.
(merci Wikipédia).

L'heure d'été n'existe pas, certes, mais l'été existe bel et bien. J'ai senti une nette différence de température hier soir où en rentrant de ma promenade du soir à 11 heures, il faisait encore 30°C et ce n'est que le début.

J'ai découvert un petit bistrot de "prolo" que je préfère à café "mocha" fréquenté par les indiens plus aisés et les touristes. Un panneau de travers indique que tous les castes sont les bienvenus, la télé est à fond dans un coin (je découvre les films Bollywood...), les caisses de bière sont stockés dans la pièce des consommateurs contre le mur : Kingfischer, Budweiser, East London.
Les clients sont des ouvriers des alentours et quelques rares groupes d'étudiants.

Allez, un lien vers le sketch de Gad Elmaleh qui parle de l'heure d'été (merci Hélène !)

vendredi 23 mars 2012

Les corbeaux en queue de pie


Je vous avais promis de parler souvent de la faune... Voici un spécimen fréquent ! Il habite en face de ma chambre et vient tous les matins. Comme vous pourrez le voir, il sort en trois pièces, queue de pie, en tenue de soirée quoi !
Cet espèce partage le ciel de Mumbai avec les rapaces, des buses je crois. Je me suis demandée ce qu'ils pouvaient manger et un jour j'ai eu une partie de la réponse : un matin j'ai vu un rat mort dans le filet qui contourne mon immeuble au niveau du premier étage (je ne sais pas exactement à quoi il sert ce filet). Un corbeau était rapidement sur les lieux et le soir le rat n'y était plus. Bon débarras ! Tout le monde y trouve son compte.... sauf peut être le rat !

mardi 20 mars 2012

Srichan


Pour ceux qui avaient suivi les aventures de Shyam lors de mon premier séjour ici en novembre, Srichan est le "domestique" qui remplace Shyam (18 ans), parti se marier dans son Bihar natal. Oui, je sais.. ça fait un peu expat d'avoir un "domestique" ! La vie est ainsi faite ici que les personnes ayant un revenu suffisant se doivent de partager en proposant un travail aux moins chanceux. Ca s'appelle faire du social. Je vous avoue que la présence permanente de quelqu'un dans mon logement ne me plaît guère. Pour l'instant Srichan loge chez Thomas, mon voisin de palier et seul autre européen recruté par Responsive Industries basé à Mumbai. Thomas et moi partageons ses services qui consistent à faire les courses et les repas, le ménage, le linge et le repassage. En échange il est nourri, logé, blanchi et gagne une misère (environ 4000 INR = env 60 euros par mois). Srichan et moi avons des difficultés à communiquer car je ne parle pas encore le hindi, et lui ne parle pas encore l'anglais ! Il ne comprend pas non plus les mimes que je m'évertue à lui faire... je dois être rouillée ! Sur la photo il ammène le petit déjeuner.. mmmm des légumes, dahl, e riz. J'en parlerai encore souvent parce que il fait partie de mon quotidien et nos incompréhensions donnent parfois lieu à des situations cocasses !