lundi 12 mars 2012

La fête du Holi (suite)

Vous avez vu mon article sommaire du jour J ? Quelques explications supplémentaires pour vous raconter un peu mieux comment cette journée de fête s'est passée pour moi.

Tout d'abord, j'ai entendu des éclats de rire : les enfants de l'immeuble étaient déjà en action avec pistolets à eau, pigments, jets... Je me suis aventurée dehors (en tenue de choc, à savoir des habits qui résistent aux taches, en attendant l'année prochaine, où je m'equiperai en jetables...). Quelques minutes plus tard j'étais méconnaissable ! La tradition veut que l'on se souhaite un joyeux Holi en s'enduisant les joues, les cheveux, et plus encore, de ces jolies teintures dont chaque couleur a une signification. Les sachets de pigments sont convoitées : dès qu'un nouveau sachet de poudre apparaît, tous se l'arrachent et s'en maculent. Acalmie après la fin du sachet. Allez on se lave au jet d'eau. Les seaux d'eaux pleuvent, les voisins moins courageux du 5ème participent à leur façon en jetant des seaux d'eau en visant leur voisins dans la cour. Ca y est, tout le monde est lavé. Même si les traces sur les vêtements, visages, cheveux et bras sont encore là, l'essentiel est parti avec les multiples rinçages. Mais..... ce n'est pas encore terminé, encore un autre sachet de poudre colorée sort d'on ne sait où et alors tout recommence ! C'est une histoire à suspens car on ne sait jamais qui aura encore un sachet d'une autre couleur pour prolonger la fête et la rigolade. Une fois tous enduits de toutes les couleurs, les différences d'ethnie, de caste, de nationalité ne sont plus visibles. Tout le monde se pardonne tout, c'est la fête du renouveau. Une petite bise marine raffraîchit l'ambiance, la faim rend plus sensible au froid. On rentre. Ce sont les domestiques qui remettent en ordre la cour et l'entrée de la maison. Les différences sociales sont quand même encore bien présentes.








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